Par sa taille démographique et sa superficie, Sénégal est un petit pays de 18 millions d’habitants ayant une économie faible même si les potentiels de développement du pays sont immenses. Car la majorité de la population, soit plus de 60%, a moins de 25 ans. Et cette jeunesse s’éduque et se formalise de plus en plus malgré le lourd poids de la pauvreté et du secteur informel qui sont des toxiques à éradiquer pour l’intérêt de l’économie du pays. Cette même jeunesse permet à l’industrie du textile de devenir l’une des plus grandes absorbatrices de main d’œuvre du pays du fait que des centaines de milliers de jeunes travaillent directement dans le secteur. Toutefois, la majorité de ces travailleurs est dans des petits ateliers du textile dominés par des acteurs du secteur informel et des petites marques locales qui ont du mal à vendre leurs produits au niveau international à cause de leur business model non viable sur le long terme. C’est ce qui fait qu’il est très difficile d’avoir des chiffres exhaustifs et fiables de l’économie du textile sénégalais.

Un autre facteur qui montre la fragilité et l’incompréhension du secteur textile sénégalais est que le peu de confectionneurs industriels du secteur qui peuvent permettre la facilitation des créations d’emplois viables et positives a souvent du mal à avoir le soutien de l’Etat qui pense que la création des parcs industriels comme le Parc industriel de Diamniadio devrait être une solution pour le développement du secteur en oubliant la spécificité de développement des différents acteurs de la confection de vêtements industriels. Les confectionneurs de vêtements ont aussi du mal à respecter les qualités demandées par leurs clients et leurs délais de livraison. Ces derniers font que les grandes entreprises nationales et les grandes écoles qui ont besoin d’uniformes scolaires pour leurs élèves abandonnent les producteurs nationaux au profit d’autres pays exportateurs comme la Chine, la Turquie, le Bangladesh, etc. qui sont des grands pays producteurs et exportateurs qui innovent et qui sont également soutenus par leur Etat respectif.

Cette année même, Amycome, avec son service dédié au professionnel et dénommé Passyla, a subi ce problème de confiance des producteurs nationaux. Parce que certaines grandes entreprises et écoles avaient peur de passer une commande chez lui par crainte de ne pas pouvoir réaliser leurs attentes malgré sa jeunesse et les innovations qu’Amycome a apporté dans le secteur du textile qui est si important dans l’économie du pays et dans l’économie mondiale. Néanmoins, Amycome et son service B2B, Passyla, ont pu gagner des marchés grâce à la politique menée par le fondateur qui se base sur la qualité, la rapidité et la satisfaction client même si le fondateur d’Amycome reconnaît que le travail à faire est immense pour attirer les grands groupes nationaux et internationaux et l’Etat sénégalais qui a même la possibilité de passer tout type de commandes publiques auprès des confectionneurs nationaux.

Quoi qu’on dise, il s’avère que l’industrie du textile sénégalais renait de ses cendres mais elle reste une industrie immature qui a besoin d’attirer des entreprises étrangères, à savoir des marques de mode africaines, occidentales, et surtout des commandes nationales qui pourraient fortement solidifier sa puissance au niveau national et de la zone CEDEAO qui est une manne économique pour des confectionneurs de vêtements au Sénégal.

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